Il n'y a pas de mal aimés Il n'y a que des incompris Le chagrin des anges
Dans la rue, il plane comme un vent de menace, climat malsain Et j'ecris sur la haine pour trouver son vaccin Car chacun regarde le probleme comme si ce n'etait pas le sien La société fait des gosses et ne leur donne pas le sein Pour eux, c'est cité fantôme, appartement mal peint Un papa mal payé, mais on ne meurt pas de faim Ils devalent la pente de la vie et ils n'ont pas de freins Je traînais, je traîne et je traîneraî, ma soeur ça n'a pas de fin J'ecris sur la haine pour trouver son vaccin Mais c'est juste un texte sur un blog, ça ne mange pas de pain Içi les chagrins s'enveniment et ils nourrissent Les grosses lignes des faits divers quand ils pourrissent Tous les enfants sont des anges, il s'est passé quelque chose Pour que ces gosses envoient leurs propres vies sur les roses On nous montre la violence des jeunes dans des rues infestées Mais je sais que la haine, c'est un chagrin qui s'est infecté
Les anges ont oubliés leurs rêves pour la plupart Debout sur des passerelles qui ne mènent nulle part Ils passent des nuits à attendre que le jour se releve Et souvent, ils parlent si bas, qu'il faut lire sur leurs lèvres Ils s'appellent par des surnoms qu'ils se sont donnés Chacun les sourcils froncés sous son bonnet Dans leurs histoires de bagarre, des coups de coudes dessoudent des nez Ils jouent aux bastons du diable et se foutent d'etre soupconnés Les anges se sont perdus entre silence et colére Apres avoir gagné les parties d'echecs scolaires Chacun tourne le dos à son avenir Comme s'il avait une mauvause reputation à tenir Je caresse l'espoir que les choses changent Mais les punitions soignent-elles le chagrin des anges ? Ils ont vu leurs parents pleurer dans leur tête, ça se melange C'est difficile de n'avoir rien quand tout marche à l'echange
Nul n'est poète en son pays et pourtant J'ai vu ceux qui suent et ceux qui saignent Devenir ceux qui sement les mots qui soignent