l'odeur et la nature ronronnent dans un calme plat le bel astre veille sur la quietude des paysages mais un souffle inhabituel trouble ceux sortis faire les cent pas pour eteindre leurs angoisses à l'orée des pays sages la nuit a oté ses Ray-Ban pour mieux dechiffrer nos inquietudes pour quelques heures, nos craintes,
nos peurs, deviennent son objet d'etude quand sa lumiere caresse nos jardins obscurs, on ressent une petite gene on est souvent face à soi-même quand apparait l'autre lune, la pleine cette tête echapée d'un corps trop leste et qui flotte au dessus de la pleine, le cap orienté vers l'Ouest cette boule qui observe en silence la pagaille des âmes en fête celle qui prend appui sur le vide et, nous tient en respect comme Damocles elle tient une si sale reput, que face à elle, l'aube semble epanouie sa seule vision te rebute quand, tu la croises apres minuit alors, perplexe, on enclenche le reflexe sommeil,
esperant qu'il nous en preserve on imite les etoiles, on reste en retrait, on puise dans nos propres reserves son nom sur la feuille est souvent synonyme de deuil elle surgit sur la toile noire, est ce que la nuit nous jette un oeil ? comme un baril de poudre qui se serait aventuré trop pres de l'incendie je l'ai fixée en la defiant, pendant des heures,
juste pour savoir ce qu'elle en dit un cri de derriere la colline est venu bousculé mon rêve je m'agitais en des gestes peu fluides mais, la panique fut breve baignés dans sa lumiere, les os craquaient comme de la craie nous avons partagés son mystere, elle m'a devoilé quelques secrets de mes yeux, j'ai vu les Djinns rejoindrent les rangs des sorciers ceux qui sortent scier leurs victimes, des psychopates, des fous à lier s'allaient pour former une Dream Team je te parle de l'autre lune, la pleine, celle qu'on rend responsable mais qui est final n'est que le temoin de cette violence tapie sous le sable l'oeil du cyclope est bien triste face à sa propre impuissance alors il flotte, cap vers l'Ouest, à l'opposé du mauvais sens l'autre lune, la pleine, sans elle, toutes les nuits s'eteignent l'autre lune, la pleine, sans elle, toutes nos nuits s'eteignent le soleil nocturne dont la nuit tomba amoureuse l'etoile mysterieuse que les superstitieux
suivent des yeux et montrent du doigt celle qui fait hurler des hordes de loups poussés par la faim, hors du bois celle qui eclaire le silence animal des nuits blanches europeenes celle qui apparait seulement les veilles de jours de chance et qui rend à l'obscurité, une partie de sa transparence celle que les Indiens appellent Geyaguga celle sous laquelle les ennemis se ressemblent comme deux coups de feu se battre l'un contre l'autre pour finir en sang, ensemble la guerre avance en dansant et, pas de brasier sans cendres l'humanité est comme une muse peureuse,
que la poésie rend un peu heureuse à chaque naissances, ses plaisirs et, à chaque enterrements ses pleureuses je te parle de l'autre lune, la pleine l'orpheline feline qui s'endort sans draps dans sa chambre decorée d'echos celle qui brille comme le bijou d'un celeste orfevre celle qui donne la fievre au poète qui dort dehors le poète qui dans les bras de Morphée rêve des mots d'un mort celebre et mord ses levres celle qui obeit sans bruit, quand la nuit lui dit de luire et qui met beaucoup de peines tapies dans la penombre hors d'etat de nuire celle qui inspira à la riviere de diamants son eclat celle qui vient d'etre immortalisée par Alias une nuit içi-bas