Içi Belgique, il est tard, le bitume refléte les phares Au bas du thermostat, on bronze à la carte postale Longtemps, pendant mon jeune âge Je pensais que l'usine faisait les nuages L'eau potable est-elle cancereuse ? Les nuits d'hopital deviendraient couteuses Ils disent qu'en ville, on aime pas parler Qu'ils viennent vivre à 1000 au métre carré Chacun son cube D'y vieillir dans les tentacules de la solitude Soleil du nord quand au deuxième semestre Le mauvais temps insiste et le clown se defenestre
Encore un jour sans ombre quand l'astre est à son zenith Ma ville, un tissu cousu de periphériques Le printemps vous transforme en sauvage Au premier rayon, on plonge sans plage On attend l'été pour s'entasser chez les autres Ces gens du Sud à l'accent chaud On ne partage pas les mêmes horizons Pour vivre les votres, nous côtisons J'voudrais vous y voir, à courir les bidonvilles Rêvant de tour d'ivoire ou élever ta fille Famille nombreuse avec un seul salaire C'est voir la mer à 20 ans, 19 étés de galères
L'hiver dure 3 saisons 40 ans de crédits, la belle maison Chaque semaine grossit le jack-pot Les temps durcissent, les copains n'ont plus de clopes Coincés dans d'horribles jeans Entre l'avenir et nos origines Au fond, ça va dans l'hexagone On cherche les ficelles, tire sur la corde On se passe de conseils Il me semble que la misère serait moins pénible au soleil