c'est une elfe, elle n'est pas de la même planète lorsqu'elle ouvre ses persiennes, ses yeux projettent des comètes notre passion n'est pas ancienne, chaque matin je la vois renaître et chaque soir, j'espère un signe, mon elfe à sa fenêtre ses boucles douces sont des fragments de dentelles et son iris souple propulse des poussières de ciel elle ne laisse pas de traces, ses traits sont trop sensibles à la fonte des glaces, elle se disperse en grain de sable c'est une elfe, elle n'est pas de la même planète j'aimerais que mes pensées soient siennes, dans le sillage de ses comètes sa peau comme ses pupilles palpitent appel de l'epaule et sourire du papillon rayons couleurs de paille pour lesquels je fais le pitre des ronds dans l'eau pâle pour des navires sans pavillons c'est une elfe, elle n'est pas de la même planète j'espère qu'en ses persiennes, elle sapperçoit que je pense à elle elle est fragile, mon elfe, femme de pierre aux pieds d'argile je l'imagine pleurer en regardant le ciel elle cherche ses origines et se demande où sont les siennes les autres elfes l'imaginent éprise d'une passion terrienne c'est une elfe, elle aimerait rejoindre sa planète tout seul en bas de ses persiennes, je veux juste une place dans sa tête