Quelques semaines sans ecrire 48h sans dormir difficile a vivre y'a plus rien qui veut sortir.. j'commence a la connaitre l'insomnie j'la vois grandir je l'ai vue naitre dans mon crane elle fait son nid mon ecriture est un désert qui me nargue les oasis d'inspiration se font rares pas un jour sans une ligne voila ce que je m'étais promis j'me suis peut-etre un peu menti ça fait presque 16 jours et demi que rien ne sort rien ne coule pas une rime pas une goutte c'est mon enfer c'est mon gouffre et je vois meme plus le bout de la route je sais meme pas si il y a une route ma réalité me trouble! quand le doute s'installe dépose son linge sale apparaissent sur mon sol les premiers grains de sable au travers des dunes je voyage en solitaire ma feuille ma plume ma traversée du desert... j'ai l'écriture des mauvais jour du mal sur la feuille du mal a fermer l'oeil il ma joué un mauvais tour le marchand de sable a fait un trop long détour il est 4h du mat et j'suis meme pas dans les vappes les années passent j'suis meme pas responsable de tous mes actes j'ai les nerfs ça me ronge ma main tremble sur le stylo l'envie,l'inspiration sont a zéro j'mange plus j'maigris j'ai plus que les rêves sur les os au milieu d'un desert j'suis comme enfermé comment trouver la sortie quand on est jamais entré j'me sens si aride rien ne sort avec ou sans césarienne submergé par le vide ce que je ressens: le tout est son contraire mes sentiments ont rencontrés leur frontieres beaucoup trop d'ombre et beaucoup trop de lumières... ma feuille,ma plume ma traversée du désert... Et les jours s'additionnent aux semaines s'additionnent et moi j'ecris rien depuis des jours, déjà j'essaies d'avancer mais je suis vide aidez moi ou je vais d'ou je viens le vent efface mes pas alors j'tourne en rond et plus j'me cherche et moins j'me trouve et plus j'me perds en pleine tempête et les autres me répètent que tous ça c'est dans ma tête que j'me fais des idées certes qu'il faudrait que je m'arrete les autres c'est mes potes tous ceux qui me soutiennent si nombreux pourtant j'me sens isolé tant de gens dans leur yeux désolés un seul etre me manque tout et dépeuplé est ce que ce texte va finir comme tant de textes ecrit, ecrit mais publié sous aucun pretexte est ce que mes lignes vont se noyer dans les lignes de mon cahier les mots vont ils se noyer dans mes vers comme un desert ne vient jamais seul il me laisse là avec moi même mon seul adversaire le coeur, la main, ma traversée du desert je vis avec ce désert qui me traverse...