Je suis nostalgique...
Avant j'avais le sourire que des fous rires, c était l'été même en hiver...
Trop de soleil dans mes souvenirs, putain ce qu'elle était belle cette vie
Aujourd'hui je chiale le 21e siècle, c'est hard... Je suis nostalgique du temps où je ne craignais pas de perdre la
vie,
où tout était clean,
Ce putain de coin ronge ma vie que j ai peur de me jeter dans le vide.
Je suis nostalgique du temps où j étais jeune fougueux et à jeun
Le temps où mes amis avaient la décence de m'écouter gémir,
Et dire qu ils m avaient prévenus Je crois que le plus dur, c'est de savoir et de ne rien faire au fond,
C'est cette mentalité de fer qui fera qu'on t'enferme
Et hé ouais les vieux, vous aviez raison, j'aurais dû continuer le cathé
Ça m'aurait calmé, avant de palper ou de même penser à calter ...
Aurais-je dû m'attarder sur le regard de ma mère
Je plains cette pauvre femme et pour tout te dire,
le pire, c'est qu'il y en a encore derrière
Contraste austère
surtout quand tu apprends que d'autres ont eu le droit à une vie meilleure,
Mais c'est vrai qu'ailleurs je me serais contenté de la chaleur
Je suis nostalgique mais pas du temps où mes contrôles
Étaient plus fréquents que mes trépidantes aventures
Parcours normal pour les pointures
Déjà quand j'étais jeune je m'intéressais à rien
Je crains qu'en ne vieillissant, ça ne s'aggrave
Putain ma misanthropie devient trop insupportable,
Quand je noircis cahier noir cherche plus qui a tué or, ni, car
À moi aussi l'on m'aurait refilé une médaille petit.
Xénophobe sûrement surtout quand l être Humain te fout dans la merde,
Je suis nostalgique du temps où je n'avais rien à perdre.
Ils sont trop nombreux ceux qui me tendraient la corde,
Alors je reste sur mes gardes, garde à vous,
parait que tu es du genre à défouraille.
Une chose est sûre
C'est que j'aimerais être nostalgique pour ce que je pourrais vivre en mourant vieux,
Vaincre dans une vie saine, ouvrir les yeux avant de m'ouvrir les veines
Alors je m'évade dans le superflu roule un splif et on n'en parle plus
Peiner dans une solitude qui m'exaspère
Mes textes un exutoire, non une pénitence
Demande à mon pote combien de fois l'on a voulu s'offrir des fusils d'assaut,
Peut être que l'on aurait dû s'asseoir sur nos sous
Sauf qu il n y en a pas assez
Alors comment être certain que l'on y arriverait au bout.
Je suis nostalgique et je sais que tu n'en as rien à battre,
on ne se laissera pas abattre,
On prend tout sur le tas.
Je me souviens de quand j'étais gamin
Les parties de foot sur le parking et les coups de klaxon du marchand de glace
Voir les plus grand marchander les mises à l'amende
Les grosses bagarres à la sortie des cours, pfff ce que c'était bad.
Années collège milieu 80,
Mini bad boys ça pue la vie de terril dans mes récits,
bref l'époque des bandes pour faire comme nos aînés,
L'époque où les blackos faisaient la guerre aux basanés,
À la récré... ça jouaient au petit pont massacreur,
C'était marrant, on jonglait à en calmer la cour,
J'étais là dans les embrouilles, ça s'amusait dans les aprèms
on kiffait le break dance, les bigs boss pour jouer les b-boys,
De cette fenêtre, ma mère me dit monte il est tard,
Moi qui avais honte devant les potes, ben je ne l'écoutais pas
J'étais naïf et plein d'amis, je me croyais populaire
Mais aujourd'hui les beaux parleurs ça me pompe l'air,
ce qu'on aimait cette vie, je me sentais grave à la mode
À l'époque c'était pas commun d'avoir un ami en taule,
Ça faisait le tour de la ville,
Mario, J.P du square, Willy, Jean-Pierre, Michael, Peeters et Alain, Papi et son BM,
J'ai de la peine, mon soleil meurt de nostalgie et ça m'énerve
Je kiffais les études mais l'école ne voulait pas de moi
Je suis l'un de ses frères qui fut brisé par le système scolaire,
C'était mort la quinzaine ma mère vendait des fringues aux vieilles,
Tous les soirs je me retrouvais seul avec mes frères,
Mon premier bêtises avec Mich rien qu on aimait la provoque
Je n'avais plus que les bancs faire des plans pour planquer mon angoisse
Et tout ça avec mon équipe,
C'était le ciel car autrefois j'croyais qu'une bande de potes c'était solidaire,
Quand je suis tombé, ceux qui m'entouraient m'ont vite déçus
Il m'en a fallu dans le froc face à tous ces fils de putes.
A ma sortie je crois qu'à Marchienne ça pue vraiment la merde
Nos petits frères sont en colère et montent aux crochets tous les jours
Ça fait des fours, ça choure, et puis parfois ça échoue
Des frères qui pétaient la forme maintenant rampent par terre pour un shoot.
Je suis nostalgique car je veux que ma ville soit positive,
Faut que l'on s'unisse tous, car, divisés nous sommes faibles.
Pour l'occase j'ai cette pensée aux absents qui ont marqué cette ville,
Riad, Hubert, Manu, Zaher et Mika... Marchienne c'est ma ville.