Ces endroits où la vie d’un homme vaut plus rien,
Chaque coin du monde,
Ces endroits où l’enfant du puits s’amincit
Ces coins du monde où l’on sait ce que c’est que la faim,
Leurs, blessures profondes, comparables à un ravin,
Et tous ces pays où seuls les morts connaissent la paix,
Faille d’une utopie, la guerre passe, le silence est paix,
Putain de faucheuse,
Les femmes n’en peuvent plus de courir,
La beauté de ce monde s’efface, ton rêve de parcourir,
Et moi, j’tourne en rond, comme le globe, la rue a son dogme
Fume des spliffs et fait le tour comme Phileas Fogg
On suffoque,vu qu’on ne bouge pas de nos blocs,
Les ambiances glauques prisons sans murs,
Faut se taire quand tu te manges des claques,
On se sent minuscules et incertains,
On méprise cette terre et on la fouille d’un air hautain,
Remplacer le soleil par un spliff le matin,
On parle oseille loin du rivage,
C’est mourir sans voir loin,
C’est pas l’amour mais la mort qui fait tourner le monde,
C’est du B 52, ma prière sur un tapis de bombe,
Ça fait longtemps qu’elle, est morte la colombe,
Butée par l’Colon ; l'Afrique à la panse truffée de plomb,
Pendant qu’un colombien, nait dans la dope
On veut partir mais les impôts nous brisent les côtes
Chaque coin du monde moi j’ai traversé l’Euphrate
C’est sans passeport qu’elles passent la frontière nos phrases
Notre univers l’HLM, on s’entre-tue pour un long test,
Où ça fourgue la mort mon contexte une montée de CC,
Un long texte : comment décrire cette envie de fuir,
Oublier le pire, se mettre ivre
dans les fous rires,
J’suis pas né dans un four
Internationale miséria,
Chaque coin du monde
Bamako, Bruxelles, Casablanca,
L’écart se creuse entre les nantis et les démunis,
Indonésie les rues égouts,
Naître dans le dégoût a Manille,
Moi, j’suis pas du tiers-monde continent mis dans un linceul,
Toute la nuit les Tomahawks ont déchiré le ciel,
Civiles sont les pertes
Bagdad les tragédies : quand l’histoire se répète
En ce mois de février, j’suis seul moi et mes doutes
Jénine, Palestine y’a du sang sur
ta feuille de route
Moi en Belgique debout entre la froid et le désert
Même à genoux,
J'essaye de garder le sourire même dans la misère
Y’a pas d’lumière en ces temps d’injustice,
On bute les justes,
Le billet pisse sur ton armistice
Katama : les champs de cannabis
L'Asie qu'on pénetre par tout ses orifices,
A 86 sur la route de l’éloignement
Direction le quartier : Charleroi dans mon cœur à chaque moment,
Aucune mélodie ne rendra poli le monde
Génocide ,Rwanda ,chaque coin du monde,
C’est l’art du coup d’état qu’on
nous a laissé,
Prise en otage par l’OMC ma terre est dépecée-dépouillée à longueur d’journée
Marchand d’illusion ma cité et nos visions goudronnées,
Dire qu’à l’ONU ça mène la grosse vie,
C’est des gosses qu’on vise,
Comment ignorer c’qui spasse à Grozny ?
Un gosse sur quatre chez nous a le ventre vide,
Charnier passé sous silence, futur morbide..
Darbeda: Brésil y’a pas qu’des stars du ballon rond,
C’est ma mémoire d’exil, j’suis un iceberg couleur marron,
Bien sur qu’c’est l’innocent qui claque sur ta ligne de front,
Enfant soldat au Libéria, c’monde une vaste ligne de front,
Faut que j'plane pour qu'ça tourne en rond
Chaque coin du monde,Quand tout
s’effondre on brûle tout pour dire qu’nous souffrons
.