Toi, tu appelles ça l'automne Moi, j'appelle ça l'absence A l'aube de tes souvenirs se dressent mes ruines Ma gorge est pleine d'epines L'heure est peut-etre epique Tu n'es pas là Mon corps une pierre Mon coeur un puits Dehors le soleil brille Mais le soleil est gris Tu ne viendras pas Tes cheveux au fond de la baignoire Ton parfum sur mon peignoir Ton rouge à levres sur le miroir Non, je ne revais pas Je garde ton abscence à distance Ton absence au silence Je recherche mon existence Celle d'avant toi Des jours comme aujourd'hui J'ai brulé le feu de tes yeux sacrés L'or de ta peau nacrée Avec ma lumière Depuis ma voix cherche le vent Pour trouver ton oreille Et te dire ce que le printemps Dit aux fleurs et aux abeilles Je me bats contre le temps Qui l'une aprés l'autre raye Les images de ton visage Dépeuplant mon sommeil Ton abscence tient la distance Perfide est la vipére Elle grimpe sur mes vieilles plaies Comme le lierre sur la vieille pierre C'est l'automne des hirondelles Elles observent le ciel Trouvent l'endroit bien etroit Disent qu'il etreint leurs ailes Elles qui dormaient sur ton âme Deboussolées se perdent Si elles volent vers l'horizon C'est bien qu'elles t'y esperent Voilà un peu de la solitude D'ou tu es partie Celle où je traine ma vie Celle où je crève chaque nuit Je vais me rendre à ton absence Car j'ai le mur derriere Profite de ma souffrance Et sois sûre que c'est la dernière....