Si une page se tourne, l'histoire continue
Le bonheur a prit ses jambes à son cou, donc on simule
Qui aurait cru que la vie d'adultes serait aussi nulle ?
Dieu merci l'amour de proches ou d'une famille stimule
Moi, je suis nostalgique des années Bob,
j'aimais quand crachait Buffalo soldier dans le petit poste
Les défis avec un ballon de foot
Les livraisons sur une petite mob
Insouciant, je rêvais du Sporting de Charleroi, d'Harrison Ford
On aimait juste le temps d'un après-midi
On ignorait même qu'il y avait une prison à quelques kilométres d'içi
Le respect des grands, mes parents ont tout fait pour que je l'apprenne
A l'époque, je marchais avec Billon, Mika et Mich
C'était strict, on avait rien, mais on voulait tout vivre
Une balle de foot, la cour d'école et c'était parmi
Oui, je m'en souviens, les plus beaux matches c'était le vendredi
Avant, pour certains, c'était tout dans le style
Nous le dimanche, on était souvent sales
Direction le foot en salle
A l'époque, Pino nous faisait des tours en cab'
Ca c'était l'époque du repos, on faisait du sport
Les plus vieux taffaient grave,
mais savaient où se rejoindrent les jours de repos
C'était l'époque où l'on mettait des claques
Nous savions où descendre, et là, fallait pas décal'
Jeunes et cons, on avait pas d'égal
Dieu merci, ça, j'ai laché
Les commercants n'ont plus peur, leur paquet de Mars, on peut l'acheter
Passés 30 ans, on ne peut plus faire preuve de lâcheté
Depuis, j'ai desserré mes lacets
Sur l'autoroute des souvenirs,
je viens tout juste de me faire flasher
On m'a dit, "Alias, oublies... la vie, c'est Carpe Diem"
J'ai répondu,non, j'en ai marre que le quartier saigne....
Je me rappelle, c'était avant que Denis pèse les G
Que ma ville, de Chicago bis, soit cataloguée
C'était paix et respect
Respire, mais reste vraie
C'était l'époque de la débrouille, ne flambes pas trop
On prenait le bus en peloton, on fraudait
Mais le chauffeur nous ouvrait les portes sans bouder
On était bien, du résultat, on s'en moquait
Certains sont partis faire leurs vies loin. Moi, je m'en doutais....
J'ai laché l'école deux ans avant le diplôme d'université
Qui aurait cru que de ma jeunesse, je parlerai ?
Personne, pas même moi
Alors, STP, tes phrases toutes faites, épargne-les moi
Mes potes ont leurs vies, on se voit et se sépare des mois
Quand les souvenirs te rattrapent au pas de course
Tu pourrais en pleurer des larmes
Là, c'est place au vague à l'ame....
Nous étions des phénomènes, tous, dans notre domaine....
C'était l'époque de l'insouciance
On devait tous prouver notre puissance, nuisance
D'un autre côté venaient les nuits blanches
On voulait croquer le monde à cette époque
Mais le temps m'a fait changé....