J’ai peur, que sur un coup du sort
la mort, ou l’amour m’effleurent
que les pleurs percent mon écorce
me laissant homme face à ses torts.
Des fleurs, sur mon linceul ou pour celle,
Qui me laissera seul
Peur de mon oubli
Ou de briser les seul liens qui auraient été forts.
De voir en l’aurore le renouveau de l’infamie
Devoir fuir l’astre moqueur
Plongé dans l’oubli humble d’une sombre nuit
Seul a guérir une amputation de cœur
D’être écœuré d’effort futile,
d’une plume trempée dans l’amer
Mais lorsque dieu est en vacances
Vers qui se dirigent mes prières ?
J’ai peur, d’une perte de repère
De refaire les mêmes erreurs
Que d’heures en heures mon cas empire
Peur que ma mère, mon père finissent en pleurs
Qu’hier, comme aujourd’hui
lassé par tant de tiédeur
pour être capable de l’assumer
m’enivrer d’herbe de drogues, m’imprégner de leurs odeurs
donc forcément,
d’être vu en train de faire semblant
de vivre une vie sans problème
alors qu’intérieurement je brûle d’une noirceur extrême .
J’ai peur de moi en fait,
Et peur des gens surtout
Car dans leurs regards je me voie fantôme
Ombre de mon être, transparent pour vous.
J’ai peur de la perte,
Peur de ne plus avoir peur
Peur de vaincre mon mal de vie
En étant mort à l’intérieur.
J’ai peur de tout, un rien m’effraie
Peur de tout perdre, ne rien laisser
Peur d’être humain de me regarder
Et de ne voir rien de plus que mon voisin de palier…