Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

SEUL


Tant d'amis' qu'il vente ou pleuve, courent tous tant qu'ils peuvent.

Puis, haletant croulent sous les feux du parcours durant l'épreuve....
On est deux mon amour et l'amour chante et rit.
On s'fait des voeux fébriles, épris d'légende,
rêvant d'roses sans épines, d'mots, sans les pires,
d'noces, sans les dire, d'gosses dans l'idylle.
Sans doute comme tous...
Mais à la mort du jour
Les carosses s'changent en fruit. On trouve c'qu'on cherchait pas...

C'qu'on pouvait pas enfouir... C'qu'on voulait croire enfuit.
Dans les draps de l'ennui on se retrouve seul.
Dans des causes veines tant d'grosses guerres, d'gosses qu'on berne,

qui d'vant leurs noms s'prosternent finissent à l'aube ternes,
dans une fausse pleine
parce que dans notre sphère personne n'ose s'perdre...Lonely_by_alicansoysal.jpgOn est dix à défendre les vivants par des morts.
Maintenant j'observe, des jours s'lèvent et j'doute.
Mon coeur s'serre à l'heure où leurs pleurs m'cernent.
Je'ne suis que l'cerf d'un leurre.
J'sais qu'les leurs saignent sur les tombes et fleurs sèches.
Mais cloués par leurs cendres au poteau du remords.
On se retrouve seul.
On est cent qui dansons au bal des bons copains.
On a rien d'commun mais on s'sent moins con
quand on en rencontre plein,
quand on étreint quelqu'un même s'il n'est rien qu'une ombre.
Qu'on l'ait dans les calpins quitte n'à etre qu'un nom
parce que pour les uns d'entre tous les types
On en est qu'un autre.
Alors on fait comme si et à force ça blesse plus tellement.
On s'regarde pas dans les yeux pour pas y voir la raison
c'est comme ça qu'on s'tue mutuellement.
Mais au dernier lampion, mais au premier chagrin.
Les choses reviennent les choses...
On se retrouve seul.
Coule du sang d'blizzard et trempe les champs d'bataille
ils disent méchantes médailles.
C'est qu'un espoir devant la morale sauve de notre sol,
c'est quand tout s'précipite.
Ce n'est qu'entre cris et tirs qu'on discerne qui et qui
meme si ...on est mille contre mille à se croire les plus forts...
Et qu'on s'félicite loin d'l'innocence.
On jubile devant des missiles dont on se sait les cibles.
Personne n'y pense, j'crois qu'on s'plait ici...
Mais à l'heure imbécile où ça fait deux mille morts.
On s'avère ni dure ni fort tout se paie ainsi...
On se retrouve seul.
En train d'fuir leur terre question d'survie.
2000 ans d'histoire dans leur bagage,
les complaintes d'ceux qui peuvent suivre dans l'coeur
ils vivent l'enfer d'l'exil,
comme le firent nos pères pour qu'on puisse vivre libre ici
espérant revenir à terme,ils savent que ce sera difficile.
Ils se signent et retrouvent la foi
ôtant leur chapeau devant le drapeau de ce pays
pendant qu'leur sort s'pérénise sur le sol d'un église amnésique
On est million à rire du million qui est en face
mais deux millions de rires n'empêchent que dans la glace
on se retrouve seul...
Le monde se lachant la main sur lui seul.
Souffle le vent mes ailes me portent aux nues
Ainsi ...on est mille à s'asseoir au sommet de la fortune...
Y être c'est oublier qu'hier les miens m'y ont aidé.
Piètre fin, ne plus voir en eux que des serpents.
Quand ils disent m'aimer de mon point de vue j'songe.
J'oublie que la crasse des coins de rue ronge.
Des gens perdent, plongent,

parce que l'partage n'est pas ma vertu. Ce monde est à moi,
et un monde à soi on l'dessine au gré des sa plume.
Mais dans la peur de voir tout fondre sous la lune.
On se retrouve seul.
On est cent que la gloire invite sans raison...
J'foule ces terres, du coup les rêves
cette contrée mère de tout les fiels.
J'en goute le miel.
Meme si d'leur corps me blâment.
De trouver sans chercher,
s'ils savaient dans les décombres de mon âme
combien j'cherche sans trouver.
Mais quand meurt le hasard...
Qu'les foules s'apaisent ouvrant la brèche
au prochain à qui l'jour s'adresse

s'ils savaient le goût qu'ça m'laisse...
Quand finit la saison...
Entre l'amour des mots
et ces feuilles d'fautes qui s'étendent en masse
c'est qu'une attente lasse.
On se retrouve seul...
Doucement clame jusqu'au dernier rhum pourtant l'doute m'accable.

Jouant sous la table j'ai gagné les lauriers et l'trône.
Maniant l'flou l'arcane, la noblesse du premier rôle.
Tout ça n'est qu'd'la fable.
Sourire doux d'enfants,
je n'ai eu qu'des sourires tout tendant à rendre.
Quand j'me retourne, ça m'navre, mon nom dans les livres d'histoire.

J'ai fait vivre cet espoir. J'y serai sous un jour macabre.
J'ai eu l'vice d'y croire.
On est dix à coucher dans le lit de la puissance...
Mais devant ces armées qui s'enterrent en silence.
On se retrouve seul...
A l'heure où l'quotidien s'fait d'détails, rien ne nous appartient plus.
Ni ces mains ridées, ni la moindre idée d'lendemain.
Les lumières d'nos destins liés cessant d'briller on attend.
J'voudrai m'lever le coeur encore jeune et, peut etre,

si y'a le temps, revoir le ciel d'Juillet

mais au bout du rouleau y'en a marre de prier.

On y arrive sans comprendre.
Le monde change sans nous et bien avant qu'on l'sente,
vient le moment de se rendre.
On est deux à vieillir contre le temps qui cogne
Mais lorsqu'on voit venir en riant la charogne.
On se retrouve seul...

 

d'après "Seul" de Jacques BREL.


Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article