Parce que mes mots ont depassés mes pensées J'avais pas de roses... mais trop d'épines, Douleur atroce sans écchymoses... De travers j'ai grandi comme cette plante qui a poussée... Cabossé tel une caisse qui loupe son virage j'ai le coeur eclaboussé par tes larmes qui gisent au sol... Tu vois on est deux, moi Dans ma folie j'suis seul Assieds toi, il faut que je t'explique, Je crois que je suis malade... Les requiems sonnent dans ma tête comme des balades J'oublie comment je m'appelle Quand en moi, j'ai un blues qui porte mon nom... Sur les ailes d'un ange j'écrirais ton prénom J'en ai rien à foutre d'Roméo et Shakespeare... La nuit je rêve que je meurs et chaque matin je respire Je déraille comme le trans à Vladivostok... J'ai les pieds dans l'eau, le coeur qui rouille sur la grande époque J'ai bien compris les leçons des ténèbres... Mes sentiments : un bouquet de fleurs dans un arbre, Une insulte sur mes lèvres Mais je flirte entre la tendresse et le fait divers... Je plane au dessus des montagnes, En moi c'est la guerre Les seules fleurs que je t'ai offert sont celles du mal... J'ai fais l'amour buissonnière, des regrets donnent des larmes Mes insultes donnent racine à tes pleurs... Mais pour l'instant c'est des orties qu'entourent mon coeur Les déserts de l'amour sont de couleur cendre... Decembre et Fevrier, j'ai vu ton âme se fendre J'ai vu la plus belle planète partir... A l'heure où les oiseaux se cachent pour crever C'est encore l'hiver et je voulais juste te dire Que c'est le noir comme Louis Braille qui m'a caressé Tandis que ma folie epouvantable me broie, J'ai gagné en trichant,j'ai mis de la peine dans ma joie J'ai menti jusqu'à étrangler ma parole... Rien à foutre des femmes : Soit des putes, soit des folles Mais toi... J'habite sur une etoile filante... J'suis le seul gardien de cette nature mourante Je t'aurais donné mon souffle s'il valait quelque chose... Je t'offre un bouquet d'épines, à toi la plus belle des roses Mais moi sur mon destin je suis qu'un profane... Ta peau exaltait, aujourd'hui est diaphane Je donnerais mes yeuxpour remonter le temps En courant... Mais les morsures que je laissées m'ont blessé en s'épanouissant J'irais planter une croix là où nos rêves se couchent... Plus jamais je mange, j'veux garder le goût de ta bouche J'avais la plus belle beauté assise sur mes genoux... J'ai tué la douceur des premiers rendez vous Je me sens plus bas que le niveau de la mer... Une gifle, des mots, une caresse A la seule femme qui pouvait me rendre père Je pleure des larmes de sang mais le mal est fait... Comme un cadavre sur l'asphalte, Je viens de perdre une fée