Salut toi, comment vas tu ? J’ai cru t’apercevoir hier, mais cette fois encore ce n’était qu’un mirage. C’est d’autant plus drôle que je ne suis même pas certain de te reconnaître lorsque nous serons face à face ! Longtemps j’ai cru que tu m’attendais impatiemment,
j’ai couru vers toi, et le cycle sprint / trébuchage / relevage tant bien que mal m’était devenu familier.
Mais, comme tu restais dans ton coin, invisible mais si présent, j’ai alors compris une chose essentielle: En réalité, tes feintes à répétitions, ainsi que les pièges tendus n’était pas de pures émanations de ton esprit sadique, bien que je l’ai longtemps cru ; c’était plus une sorte de mise en garde,
pour me faire comprendre que de nombreux usurpateurs tentent de monter sur le trône ou tu siège,
et ainsi me mener vers une destinée qui ne me conviendrai pas : après tout, je ne t’ai pas choisi pour rien,
et je m’excuse sincèrement du nombre de fois ou tu m’apparaissais comme une utopie d’enfant,
du nombres de fois ou je ne voulais plus de toi comme futur
et du nombre de fois ou je t’ai maudit pour les coups que tu m’a assené. Sans eux, je serais peut être sur la mauvaise voie, et si j’en suis ici aujourd’hui,
c’est que malgré tout à certains croisements, ce sont les bonnes décisions que j’ai prises . J’ai mis du temps à comprendre ce que ton cri silencieux suggérait :
Ne pas confondre sprint et course de fond. Mets cette course aveugle sur le compte de ma jeunesse,
mais sache que le pas qui me mène à toi est aujourd’hui assuré et décidé. Alors, ne m’en veux pas d’avoir enterré la doctrine du « pourvu que demain je te rencontre mon destin » :
elle me tuait lentement, et pour ôter cette pesante liqueur qui affluait dans mes veines,
je lui ait substitué comme leitmotiv un« Je ne serais pas en avance au rendez vous, mais je serais présent, et là est l’essentiel »
qui me correspondait davantage. J’ai aussi exécuté froidement ce « demain » qui me hantait : je l’ai remis à plus tard. Et ce plateau ou avant, chaque case était une « demain » problématique,
s’est mué en un espace libre avec toi au bout mon destin, et cet espace s’appelait la vie. Je sais donc comment t’atteindre, j’ai enfin compris ;
et que les « demains » deviennent des cases bonheurs ou malheurs je l’accepte, car je sais maintenant ou je vais ! Je n’ai pas d’espoir, juste des certitudes, et j’en suis apaisé ! Alors qu’importe que je ne connaisse pas ton visage, je sais qu’on se verra, et que tu es ce que j’ai choisi : J’arpente la route à ton image, je l’ai décidé, et elle passe par la sincérité avec soi même ;
on se verra donc un jour qu’importe le nom que l’on lui donne, que ce soit « demain » ou « dans un siècle »,
j’ai tout les éléments pour ne pas me perdre. A un jour alors mon destin, mes yeux sont ouverts et scrutent ta direction,
et lors de mes périodes de doutes,
puisse ce texte que j’écris sincèrement me rappeler ce que je pourrais volontairement oublier
pour me conformer à une vision bien plus sombre mais aussi bien plus simple à laquelle je fus coutumier…
En cette soirée donc, je livre ce qui est mon seul texte optimiste,
parce qu’en fait, dans sa globalité, la vie c’est pas si laid… Et même si souvent je décore cette vision de la vie, de noirceur ainsi que de divers ornements à la sombre beauté,
je dois malgré tout constater que mon mécanisme basal reste résolument optimiste.
En même temps, je ne suis plus à un paradoxe prés…Mais pour l'instant, je suis en paix.